
Le traitement du myélome multiple poursuit trois objectifs: 12
Pour le myélome multiple, plusieurs options de traitement sont disponibles et sont décrites plus en détail ci-dessous. Les options thérapeutiques envisageables pour vous dépendent notamment du type de myélome, du stade de la maladie ainsi que de votre état de santé général. Souvent, plusieurs options de traitement sont combinées afin d’obtenir une efficacité maximale. 12
La recherche de nouvelles options de traitement du myélome multiple évolue en continu. En plus des thérapies décrites ci-dessous, d’autres options peuvent donc actuellement être en cours de développement.
Il est possible que votre équipe soignante vous ait prescrit l’une des thérapies suivantes ou une combinaison de plusieurs formes de traitement. En cliquant sur chaque option thérapeutique, vous obtiendrez des informations complémentaires.
Dans le cadre du traitement du myélome multiple, votre équipe soignante vous fournira des informations importantes. Veillez également à toujours lire les informations destinées aux patient·e·s figurant dans la notice de vos médicaments.
Les médicaments utilisés dans le myélome multiple reposent sur les options de traitement suivantes:
Anticorps monoclonaux (AcM)
Ces anticorps sont utilisés comme immunothérapies afin de stimuler le système immunitaire de l’organisme pour éliminer les cellules cancéreuses. Les anticorps se lient de manière ciblée à certaines protéines à la surface des cellules tumorales. Le système immunitaire reconnaît ainsi ces cellules et les combat. Certains anticorps monoclonaux peuvent également exercer des effets directs sur les cellules du myélome et détruire les cellules malignes.
Inhibiteurs du protéasome (IP)
Dans une cellule normale, les protéines sont dégradées par une petite structure cellulaire appelée protéasome. On peut la comparer à une poubelle dans laquelle les composants cellulaires sont recyclés. Comme les cellules cancéreuses ont un métabolisme accru, elles utilisent intensivement ces protéasomes pour maintenir leurs fonctions cellulaires. L’inhibition de la fonction des protéasomes conduit finalement à la mort des cellules du myélome. 1
Immunomodulateurs (IMiD)
Ces médicaments agissent directement sur les cellules cancéreuses tout en influençant le système immunitaire. Ils activent certaines cellules immunitaires et bloquent des signaux qui favorisent la croissance des cellules cancéreuses. En modulant le système immunitaire de cette manière, ils exploitent les mécanismes de défense naturels de l’organisme contre le cancer. 1
Corticostéroïdes
Les corticostéroïdes sont utilisés depuis longtemps dans le traitement du myélome multiple, car ils peuvent détruire les cellules du myélome à fortes doses. Ils sont souvent administrés dans le cadre de traitements combinés avec d’autres médicaments anti-myélome. 2
Anticorps bispécifiques
Les anticorps bispécifiques sont fabriqués artificiellement en laboratoire et peuvent se lier simultanément à deux cibles. Dans le cas du myélome multiple, ils relient directement une cellule cancéreuse à une cellule T du système immunitaire. Cela active les cellules T, qui peuvent alors attaquer les cellules cancéreuses de manière ciblée.
Inhibiteurs des histones désacétylases (HDAC)
Les inhibiteurs des HDAC entraînent la mort des cellules en perturbant certaines enzymes et en affaiblissant ainsi les structures génétiques des cellules cancéreuses.
Conjugués anticorps-médicament (ADC)
Des anticorps liés, par l’intermédiaire d’un « linker », à un médicament anticancéreux ou à une substance thérapeutique sont utilisés pour identifier les cellules cancéreuses et pénétrer à l’intérieur de celles-ci. Une fois dans la cellule cancéreuse, le principe actif est libéré, inhibe la croissance cellulaire et entraîne la mort de la cellule. De plus, les anticorps peuvent activer le système immunitaire de l’organisme et soutenir davantage l’élimination des cellules cancéreuses.
Inhibiteurs sélectifs de l’export nucléaire (SINE)
La surexpression de la protéine exportine 1 (XPO1) joue un rôle important dans la survie des cellules cancéreuses et est associée à de moins bons résultats thérapeutiques. Les SINE bloquent l’activité de la protéine XPO1, ce qui inhibe la croissance des cellules cancéreuses et entraîne leur destruction.
Les médicaments chimiothérapeutiques sont administrés soit par voie orale, sous forme de comprimés ou de capsules, soit par voie intraveineuse, par perfusion. Leur objectif est de détruire les cellules cancéreuses. 2
Dans ce type de transplantation, les cellules souches proviennent d’une autre personne, à savoir d’un·e donneur·se compatible, le plus souvent un frère ou une sœur. L’objectif de ce traitement est d’utiliser le système immunitaire du donneur ou de la donneuse pour lutter contre le myélome multiple chez la patiente ou le patient. 12
Une transplantation allogénique de cellules souches est associée à certains risques. Parmi les plus graves figurent un risque accru d’infections ainsi que la possibilité d’un rejet des cellules greffées.
Un problème de la chimiothérapie est qu’à fortes doses, elle détruit les cellules souches de la moelle osseuse. Or, celles-ci sont indispensables à la production de nouvelles cellules sanguines. Il est donc nécessaire de compenser cette perte. Cela est possible en prélevant des cellules souches à la patiente ou au patient avant la chimiothérapie, puis en les réinjectant après la fin du traitement. Comme les personnes concernées reçoivent leurs propres cellules, cette procédure est qualifiée d’autologue. 12
La thérapie par cellules CAR-T est une forme particulière d’immunothérapie qui soutient le système immunitaire dans la lutte contre les maladies cancéreuses, comme par exemple le myélome multiple. Les cellules T sont un type de globules blancs responsables de la défense de l’organisme contre les cellules étrangères.
Dans le cadre de la thérapie par cellules CAR-T, les cellules T propres au patient ou à la patiente sont prélevées puis reprogrammées en laboratoire afin de devenir des cellules CAR-T. Ces cellules CAR-T sont ensuite réinjectées par perfusion et peuvent alors reconnaître et combattre les cellules du myélome.
Si vous ne prenez pas ou n’utilisez pas vos médicaments conformément à la prescription, vous êtes considéré·e comme non adhérent·e. Cela signifie par exemple:
Si vous ne respectez pas votre traitement tel que prescrit, vous devez garder à l’esprit que:
Le non-respect du traitement peut en outre:
Pendant votre traitement, vous aurez des rendez-vous de suivi réguliers au cours desquels vous pourrez aborder tout ce qui vous préoccupe. 1
Vous devez mentionner tous les symptômes, même si vous les jugez mineurs.
À la fin de votre traitement, votre équipe soignante réévaluera le succès de la thérapie. Plusieurs facteurs sont alors pris en compte: 12
Ces examens montrent à quel point votre rémission est complète. En général, plus la rémission est complète, plus elle dure longtemps. Sur la base des résultats, votre médecin détermine les intervalles auxquels vous devrez vous présenter pour les examens de contrôle.
Il est important de consulter votre médecin également en dehors de ces rendez-vous planifiés si vous présentez des symptômes inquiétants. Cela est particulièrement valable en cas de douleurs ou d’élévation de la température corporelle. Dans ces situations, n’attendez pas le prochain rendez-vous médical régulier.
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